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Fraude scientifique

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Types de fraudes scientifiques


L'expression « fraude scientifique » recouvre une grande diversité de comportements et sa définition fait l’objet de débats et diverses définitions .

On considère généralement qu'elle prend principalement trois formes [SgardMichalowski 2007 1] :

la falsification de données notamment par l'altération de résultats défavorables à une hypothèse ;
la fabrication de données ;
le plagiat.
De manière plus générale d'autres comportements sont parfois vus comme relevant de la fraude scientifique par exemple le non-respect des règles éthiques la non-mention de conflit d'intérêts la non-conservation des données primaires le fait d'augmenter en apparence sa production en soumettant dans plusieurs revues ou conférences des articles très semblables quant aux résultats etc.

La violation non-intentionnelle des standards et protocoles expérimentaux ne ressort pas à proprement parler de la fraude mais plutôt de la faute professionnelle.


Importance du phénomène


Les moteurs de recherche et certains logiciels spécialisés permettent de mieux détecter certaines fraudes (les plagiats notamment) ce qui conduit à une augmentation du nombre de rétractations scientifiques .

La communauté scientifique présente généralement la fraude comme marginale une opinion qui a tendance à être remise en cause.

D’après une étude publiée en 2005 dans la revue Nature une enquête auprès d'environ 2 000 chercheurs financés par le National Institute of Health révèle que 33 % d’entre eux reconnaissent avoir eu une pratique non déontologique dans les trois années précédentes (leur anonymat restant préservé). Les pratiques non déontologiques mentionnées étaient par exemple la falsification la fabrication et le plagiat (1 7 %) la non-déclaration de conflit d’intérêt (0 3 %) le non-respect de règles éthiques avec des patients (0 3 %) l'utilisation des idées d’une autre personne sans sa permission ou sans le reconnaître ou l'utilisation d’informations confidentielles (3 1 %). Le comportement le plus mentionné consiste à changer la méthodologie ou les résultats d’une étude à la suite de la pression de la source de financement (15 %). Bien que cette proportion de chercheurs reconnaissant une pratique non-déontologique soit élevée il est important de noter que l’étude révèle uniquement les comportements que les chercheurs ont accepté de confesser parmi ceux qui ont accepté de répondre à l’enquête soit environ 50 % des personnes contactées.

Un autre type d’étude s’intéresse aux comportements frauduleux représentés dans les publications scientifiques et qui mènent à la demande de retrait d'article (en). Selon une étude effectuée en 2012 et portant sur les causes des demandes de retrait d’article la proportion d’articles retirés a été multipliée par dix depuis 1975. 67 % des demandes de retraits sont dues à des cas de fraude scientifique dont des plagiats (10 %) et des duplications de publications (14 %) soit aujourd’hui près de 0 01 % des publications.

Les quelques études réalisées sur l'importance du phénomène de la fraude scientifique montrent que certains domaines sont plus touchés que d'autres. Ainsi une étude de 1993 sur des articles remontant jusqu'à 1800 montre que ce sont les sciences de la santé qui sont le plus touchées (47 %) ; viennent ensuite les sciences de la vie (17 %) les sciences humaines (16 %) les sciences pures (15 %) et enfin les sciences de la Terre (4 %) .

Un « effet genre » existe aussi : Ainsi dans le domaine des sciences de la vie une étude (publiée en 2013) a porté sur 228 cas de suspicions de « scientifiques fraudeurs » étudiés en 2012 par l'Office des rapports annuels sur l'intégrité de la recherche aux États-Unis (Office of Research Integrity ou ORI ) qui a confirmé la fraude dans 94 % de ces cas . Une analyse des données selon l'étape dans la carrière professionnelle et le sexe a révélé qu'une fraude peut advenir tout au long d'une carrière (du niveau stagiaire à celui de chercheur confirmé). 2/3 des chercheurs ayant publié aux États-Unis et ayant reconnu avoir commis une faute grave étaient de sexe masculin ce qui traduit une surreprésentation des hommes chez les fraudeurs (stagiaires scientifiques en poste ou professeurs) alors que les femmes sont depuis longtemps sous-représentées dans le monde de la recherche sur les sciences du vivant . Les auteurs concluent au « besoin d'efforts supplémentaires pour comprendre les inconduites scientifiques et assurer une conduite responsable de la recherche (...) l'attention portée aux aspects éthiques de la conduite de la science ne doit donc pas être limitée aux personnes en formation » . Il semblerait que les femmes évaluent mieux les risques que les hommes y compris dans le domaine scientifique .

De plus selon les auteurs du programme Projects 54 % des données utilisés par les scientifiques sont encore « invérifiables » . Des processus plus ouverts permettent aussi de mieux détecter et plus tôt les erreurs biais ou fraudes scientifiques qui sont encore nombreuses ou de pousser les auteurs d'études à rendre leurs données plus vérifiables.


explicación simple


Un acte de fraude scientifique est une action destinée à tromper dans le champ de la recherche scientifique et de ce fait doit être distingué de l'erreur scientifique. Elle constitue une violation de la déontologie de la recherche et de l'éthique professionnelle en vigueur à l'intérieur de la communauté scientifique .

On distingue trois formes principales de fraude scientifique : la falsification des données la fabrication des données et le plagiat. À ces formes de fraude s'ajoutent d’autres comportements comme le non-respect de règles éthiques la non-déclaration d'éventuels conflits d'intérêt etc.

La fraude scientifique n'est pas marginale et l'une de ses manifestations le retrait d'articles après acceptation dans des revues est en forte augmentation (si le nombre d'article dans les journaux anglo-saxons de médecine aurait augmenté de 44 % entre 2001 et 2010 le nombre de rétractation durant la même période a été multiplié par 19 ). Des études récentes montrent que cette accélération de la fraude scientifique est la conséquence directe de la recherche de compétitivité à tout prix guidée par les indices numériques d'évaluation individuelle des chercheurs. La valeur individuelle d'un chercheur est en effet mesurée par le nombre de publications ou des indices numériques (comme l'indice h fondé sur le nombre de publications et le nombre de citations à ces publications). Ces mesures numériques sont adoptées comme seuls critères objectifs d'évaluation de la valeur individuelle des chercheurs par les instances décisionnelles de la recherche soumises aux pouvoirs politiques. Soumis à cette pression sur les indices numériques qui décident en grande partie de l'attribution des subventions de recherche certains chercheurs succombent hélas à la tentation de manipuler ces indices numériques en cherchant à publier toujours plus par n'importe quel moyen. Étant donné ses implications potentielles la lutte contre la fraude revêt une grande importance pour la communauté scientifique et les instances politiques.
  • The Author: wikbe
 
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